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Activité physique et jeu

Leurs influences sur la persévérance scolaire et la réussite éducative

La pratique régulière d’activités récréatives, physiques et sportives impacte grandement le développement global, la santé, le bien-être et la réussite éducative des enfants et des jeunes (1).

Les habiletés motrices et la capacité respiratoire, très liées à l’activité physique et au jeu libre et actif, sont également en lien avec de meilleures performances scolaires (2).

Petite enfance (0 à 5 ans) : le pouvoir du jeu libre et actif

Chez les tout-petits, l’activité physique se manifeste principalement par le jeu libre, le jeu actif ou le jeu libre et actif (3)

Le jeu libre désigne les moments où l’enfant choisit lui-même ce à quoi il joue : ce qu’il fait, avec quoi, avec qui et comment — sans contrainte, sans consigne imposée, sans structure prédéfinie.

Ce jeu, qu’il soit actif ou calme, intérieur ou extérieur, est spontané, guidé par l’enfant et favorise l’exploration, la créativité, l’imagination ainsi que le développement de son autonomie.  

La recherche démontre que le jeu libre et actif favorise : 

  • La santé physique et la motricité globale (3)

  • Le développement d’aptitudes sociales (3);  

  • Le bien-être affectif et mental, notamment l’estime de soi (4)

  • Une diminution des symptômes dépressifs et de l’anxiété (5).

En contexte d’apprentissage, il contribue aussi à : 

  • De meilleurs comportements en classe (6)

  • Des fonctions cognitives renforcées : mémoire, attention, concentration (7)

  • Une maturité scolaire accrue, essentielle à une bonne transition vers le primaire (8)

Le jeu permet en outre aux enfants de développer leurs habiletés de gestion des risques et leur résilience, qui soutiennent la santé mentale et la capacité d’adaptation tout au long du parcours de vie (9).  

Enfance, adolescence et début de la vie adulte : l’activité physique structurée 

À mesure que l’enfant grandit, c’est le niveau d’activité physique ou sportive qui est observé afin d’évaluer si les jeunes sont actifs ou non. 

La pratique régulière d’une activité physique est associée à : 

  • Un meilleur rendement cognitif (10)

  • Une attention accrue en classe; 

  • Un rendement scolaire global supérieur (11).

L’activité physique et la fatigue 
au cégep

Chez les jeunes du cégep, plus le nombre d’heures consacrées à l’activité physique hebdomadaire est élevé, moins les personnes étudiantes rapportent de signes de fatigue (12)

L’effet « plein air » 

La pratique d’activité physique à l’extérieur offre des bénéfices supplémentaires par rapport aux activités intérieures (13).

Les adolescentes et adolescents qui passent 14 heures ou plus par semaine en plein air sont davantage susceptibles de présenter : 

  • Un niveau élevé de bonheur; 

  • Une plus grande satisfaction à l’égard de la vie; 

  • Une santé mentale positive. 

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Selon l’Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire (EQSJS) 2022-2023, les jeunes du secondaire peu actifs physiquement sont proportionnellement plus nombreux à présenter un risque élevé de décrochage scolaire.

En Montérégie, ce sont 51,0 % des jeunes du secondaire qui sont peu, très peu ou inactifs physiquement. De ces jeunes, 22,7 % sont à risque de décrochage scolaire élevé.

Niveau d’activité physique de loisir et de transport durant l’année scolaire selon le genre, secondaire, Montérégie, 2022-2023 

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Ce qu'il faut retenir

Qu’il s’agisse de jeu libre chez les tout-petits ou d’activité physique structurée chez les jeunes, bouger est un déterminant majeur de la réussite éducative (14). L’activité physique soutient le développement moteur, social et émotionnel, renforce les fonctions cognitives essentielles à l’apprentissage et contribue à une meilleure santé mentale. Elle améliore l’attention, les comportements en classe, la mémoire et même la réussite scolaire globale.

À l’inverse, un mode de vie sédentaire peut freiner l’apprentissage et augmenter certains risques, dont celui du décrochage. Encourager le jeu actif et l’activité physique, à l’intérieur comme en plein air, constitue donc un levier concret pour favoriser le bien-être, la persévérance et le plein potentiel des jeunes. 

Sources

1. Institut de la statistique du Québec. Enquête québécoise sur l’activité physique et le sport, 2018-2019. Septembre 2022. 

2. Esteban-Cornejo, I., Tejero-González, C. M., Martinez-Gomez, D., del-Campo, J., González-Galo, A., Padilla-Moledo, C., Sallis, J. F., & Veiga, O. L. (2014). Independent and combined influence of the components of physical fitness on academic performance in youth. The Journal of Pediatrics, 165(2), 306-312. 

3. Association canadienne de santé publique. Le jeu libre des enfants. 2019. Consulté en ligne le 16 octobre 2025. 

4. Lavrysen, A., Bertrands, E., Leyssen, L., Smets, L., Vanderspikken, A., & De Graef, P. (2017). Risky-play at school: Facilitating risk perception and competence in young children. European Early Childhood Education Research Journal, 25(1), 89-105. 

5. Burdette, H. L., & Whitaker, R. C. (2005). Resurrecting free play in young children: Looking beyond fitness and fatness to attention, affiliation, and affect. Archives of Pediatrics & Adolescent Medicine, 159(1), 46-50. 

6. Williamson, D., Dewey, A., & Steinberg, H. (2001). Mood change through physical exercise in nine- to ten-year-old children. Perceptual and Motor Skills, 93(1), 311-316. 

7. Centers for Disease Control and Prevention. (2010). The Association Between School-Based Physical Activity, Including Physical Education, and Academic Performance. Atlanta: U.S. Department of Health and Human Services. 

8. Association d’éducation préscolaire du Québec. Revue trimestrielle, 50(2), printemps 2012

9. Khanlou, N., & Wray, R. (2014). A whole community approach toward child and youth resilience promotion: A review of resilience literature. International Journal of Mental Health and Addiction, 12, 64-79. 

10. Walsh, J. J., Barnes, J. D., Cameron, J. D., Goldfield, G. S., Chaput, J.-P., Gunnell, K. E., Ledoux, A.-A., Zemek, R. L., & Tremblay, M. S. (2018). Associations between 24-hour movement behaviours and global cognition in US children: A cross-sectional observational study. The Lancet Child & Adolescent Health, 2(11), 783-791. 

11. Castelli, D., Hillman, C. H., Buck, S. M., & Erwin, H. E. (2007). Physical fitness and academic achievement in third- and fifth-grade students. Journal of Sport and Exercise Psychology, 29(2), 239-252. 

12. Gaudreault, M. M., Richard, É., Charron, M., Tardif, S., Gallais, B., & Gaudreault, M. (2024). Enquête sur la réussite à l’enseignement collégial, à partir des données du SPEC 2 2022 : Expérience étudiante, motivation, santé mentale et réussite à la deuxième session d’études. ÉCOBES – Recherche et transfert; CRISPESH; IRIPII. 

13. Bradbury, T., Lang, J. J., Prince, S. A., Goldfield, G. S., de Lannoy, L., Tremblay, M. S., & Chaput, J.-P. (2025). Activité physique à l’extérieur, santé mentale, satisfaction à l’égard de la vie, bonheur et stress chez les adolescents canadiens. Promotion de la santé et prévention des maladies chroniques au Canada, 45(7-8), 356-368. 

14. Réunir Réussir. (2013). Fiches pratiques : Pour agir efficacement sur les déterminants de la persévérance scolaire et de la réussite éducative

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